Immobilier : ce qui va compter d’ici la fin de l’année 2026

Taux, aides à l’achat, retour des primo-accédants… Voici, expliqué simplement, ce qui va influencer le marché du crédit immobilier cet automne.

Chaque rentrée, les mêmes questions reviennent : est-ce le bon moment pour acheter ? Les taux vont-ils encore bouger ? Peut-on encore obtenir des aides ? En 2026, plusieurs éléments se combinent. Voici, en langage simple, ce qu’il faut retenir.

Le marché reprend, doucement

Après deux années compliquées, les ventes de logements repartent à la hausse depuis fin 2025. C’est une bonne nouvelle, mais il ne faut pas s’emballer : le marché reste plus calme qu’en 2021, son meilleur niveau.

Aujourd’hui, les acheteurs regardent de très près la qualité du logement. Le DPE (diagnostic de performance énergétique) est devenu un critère important : un bien mal classé se vend moins cher, ou moins vite.

Les taux de crédit remontent un peu

C’est le sujet qui revient le plus souvent chez les futurs emprunteurs. Depuis cet été, les taux ont légèrement augmenté. En septembre 2026, il faut compter en moyenne :

  • environ 3,10 % sur 15 ans ;
  • environ 3,40 % sur 20 ans ;
  • environ 3,50 % sur 25 ans.

Cette hausse reste modérée. Elle n’a rien à voir avec la forte remontée des taux connue en 2022-2023. Elle s’explique surtout par le coût de l’argent que les banques empruntent elles-mêmes sur les marchés financiers.

Chaque trimestre, la Banque de France fixe aussi un taux maximum légal, appelé taux d’usure, que les banques ne peuvent pas dépasser. Il sert à protéger les emprunteurs contre des conditions abusives (voir les taux d’usure en vigueur sur banque-france.fr).

Pourquoi quelques dixièmes de point changent beaucoup de choses

Sur un prêt de 250 000 € sur 20 ans, la différence entre un bon taux (3,10 %) et un taux moyen (3,40 %) représente environ 9 000 € d’intérêts en plus au total. Un dossier bien préparé – apport, situation professionnelle stable, charges maîtrisées – permet donc encore de faire une vraie différence.

Le prêt à taux zéro (PTZ) devient plus accessible

Bonne nouvelle pour les primo-accédants : le PTZ, ce prêt aidé par l’État sans intérêts, a été renforcé pour 2026. Les plafonds de revenus ont été relevés, et les montants pouvant être financés ont augmenté. Le dispositif reste valable jusqu’au 31 décembre 2027 et permet aussi de financer un logement neuf partout en France, pas seulement dans les grandes villes.

Pour vérifier votre éligibilité, le simulateur officiel est disponible sur service-public.fr.

Autre sujet suivi de près : certains élus proposent d’assouplir la règle qui limite les mensualités à 35 % des revenus. L’idée serait de regarder aussi ce qu’il reste pour vivre une fois le crédit payé. Si cette évolution était adoptée, elle pourrait aider des dossiers aujourd’hui refusés uniquement à cause de ce seuil.

Les primo-accédants reviennent en force

Malgré la légère hausse des taux, les personnes qui achètent pour la première fois sont de retour, à des niveaux proches d’avant 2022. Plusieurs raisons à cela :

  • les prix sont globalement stables dans la plupart des villes ;
  • les salaires augmentent un peu plus vite que l’inflation ;
  • le PTZ élargi réduit le montant à emprunter à un taux classique.

Ce qu’il faut retenir

Cet automne, aucun signal ne dit à lui seul « c’est le bon moment » ou « il faut attendre ». Les taux bougent un peu, les aides évoluent, les prix se stabilisent. La vraie clé, c’est la qualité du dossier de financement.

Un courtier peut vous aider à :

  1. comparer plusieurs banques en une seule démarche ;
  2. présenter un dossier solide pour obtenir un bon taux ;
  3. vérifier vos droits au PTZ et aux autres aides disponibles.

Un projet d’achat ? L’équipe d’Actenmain vous accompagne pour construire un dossier de financement solide et négocier les meilleures conditions, quel que soit votre projet.

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