Le 24 juin 2026, le thermomètre affichait 41,4 °C à Tours, un record absolu pour la station de Parçay-Meslay. Un exemple parmi d’autres d’un phénomène qui touche l’ensemble du territoire : partout en France, les étés s’allongent et les épisodes de canicule se multiplient. Ce contexte fait émerger, dans les négociations immobilières, un critère longtemps resté secondaire : le confort d’été du logement.
Le confort d’été, un critère qui pèse de plus en plus sur la valeur d’un bien
Neuf logements sur dix mal préparés à la chaleur
Une étude publiée en juin 2026 portant sur près de 9 millions de diagnostics de performance énergétique (DPE), aboutit à un constat sans détour : neuf logements sur dix ne sont pas adaptés aux fortes chaleurs, et environ un sur deux peut être qualifié de véritable « bouilloire thermique ». Fait notable, un tiers des logements pourtant bien classés au DPE (A ou B) se révèlent tout aussi vulnérables à la surchauffe : un bon classement énergétique, pensé pour l’hiver, ne protège pas nécessairement de la chaleur en été.
Ce qui explique les écarts entre logements
Le principal facteur identifié par cette étude n’est pas l’isolation en elle-même, mais l’absence de protections solaires extérieures (volets, stores) sur les façades les plus exposées. Un logement au dernier étage, mal isolé sous toiture, ou orienté plein ouest sans volet, accumule davantage de chaleur en journée et la restitue plus lentement la nuit. À l’inverse, un logement traversant, doté de volets efficaces, conserve une fraîcheur bien supérieure, même en cas de canicule prolongée. Ce type de défaut devient un argument de négociation de plus en plus légitime pour un acheteur, et un point de vigilance pour un vendeur, d’autant que certains travaux, comme l’isolation d’une toiture en copropriété, dépendent d’une décision collective en assemblée générale.
Isolation et protections solaires : quelles aides pour financer les travaux
Depuis 2024 et encore en 2026, MaPrimeRénov’ permet de financer des équipements dédiés au confort d’été dans le cadre d’une rénovation d’ampleur, comme le précise le guide officiel de l’Anah : brasseurs d’air fixes de plafond et protections solaires sur parois vitrées (volets) sont éligibles, en réponse directe aux principaux défauts identifiés par l’étude IGNES. Pour des travaux d’isolation plus lourds, comme la toiture, l’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) reste également un levier à connaître : ce prêt sans intérêts permet de financer des travaux de rénovation énergétique et peut venir compléter le reste à charge après déduction des aides publiques.
Un investissement à double titre
Ce type de travaux se raisonne sur deux plans : le confort de vie immédiat, particulièrement précieux lors des épisodes caniculaires qui se multiplient chaque été, et la protection de la valeur du bien à la revente. Un logement identifié comme difficilement vivable en été devient un argument de négociation pour l’acheteur ; un logement bien protégé, à l’inverse, devient un atout à valoriser dans l’annonce.
À retenir
Que vous soyez sur le point d’acheter un bien ou que vous envisagiez des travaux dans votre logement actuel, le confort d’été mérite désormais une vraie place dans la réflexion, au même titre que le DPE hivernal. Isolation de toiture, pose de volets ou de protections solaires : plusieurs aides existent pour alléger le coût de ces travaux.
L’équipe Actenmain se tient à votre disposition pour faire le point sur votre capacité d’emprunt et étudier comment financer ce type de projet, qu’il s’agisse d’un achat à rénover ou de travaux dans votre résidence actuelle.