Déposé le 1er octobre, le projet de loi de finances 2027 fait des gagnants et des perdants dans l’immobilier. Les jeunes parents et les acheteurs aidés par leur famille y trouvent leur compte, les investisseurs en meublé beaucoup moins. Rien n’est encore voté, mais mieux vaut savoir dès maintenant où vous vous situez.
PTZ parentalité : les propriétaires qui s’agrandissent enfin concernés
Ce que prévoit le texte
Le prêt à taux zéro est aujourd’hui réservé aux primo-accédants : il ne faut pas avoir été propriétaire de sa résidence principale au cours des deux dernières années. Le PLF ouvrirait une exception pour les ménages qui attendent un enfant ou élèvent un enfant de moins de 3 ans au moment de l’offre de prêt, même s’ils sont déjà propriétaires. Les plafonds de ressources s’appliqueraient toujours, et ce PTZ ne serait accordé qu’une seule fois par bénéficiaire.
Le gouvernement part d’un constat simple : l’arrivée d’un enfant double la probabilité de déménager dans les quatre années suivantes.
Plus de limite annuelle
Le texte supprime aussi l’enveloppe annuelle de 2,1 milliards d’euros allouée au PTZ, devenue trop juste avec près de 73 000 prêts émis en 2025, contre 44 466 un an plus tôt.
Dons familiaux : six mois pour muscler votre apport
Pour les dons d’argent faits entre le 1er janvier et le 30 juin 2027, deux allègements sont prévus :
- le don familial exonéré passerait de 31 865 € à 50 000 € (donateur de moins de 80 ans, bénéficiaire majeur). Il reste cumulable avec l’abattement classique de 100 000 € par parent et par enfant ;
- au-delà des abattements, un taux unique de 6 % s’appliquerait, dans la limite de 100 000 € par donateur, pour un enfant, petit-enfant ou arrière-petit-enfant de moins de 50 ans.
LMNP : l’amortissement plafonné
Pour les investisseurs en location meublée, la note est plus salée. Aujourd’hui, au régime réel, vous pouvez déduire chaque année de vos loyers une partie du prix de votre logement, comme s’il s’usait avec le temps. C’est ce qu’on appelle l’amortissement. Résultat : beaucoup de propriétaires ne paient presque pas d’impôt sur leurs loyers.
Ce qui changerait :
- Vous ne pourriez plus déduire plus de 2,5 % du prix du bien par an, avec un maximum de 7 000 € par foyer. Pour un meublé de tourisme, ce serait 1,5 % et 5 000 €.
- À partir de 2027, ce que vous n’arrivez pas à déduire une année serait perdu.
- Les montants mis de côté avant 2027 resteraient utilisables jusqu’à fin 2036, mais seulement en partie chaque année.
Pourquoi ce tour de vis ?
L’exécutif veut rapprocher la fiscalité du meublé de celle de la location vide, pour encourager la location longue durée. Pour les bailleurs, c’est une hausse d’impôt à anticiper, et une nouvelle preuve que les règles fiscales bougent vite.
Rien n’est encore voté
Le PLF 2027 est examiné à l’Assemblée depuis le 13 octobre : vote sur la partie recettes le 20 octobre, passage au Sénat en novembre, adoption attendue fin décembre. En commission, des députés ont déjà voté un PTZ parentalité plus large (jusqu’à 100 000 €, enfant de moins de 5 ans, sans conditions de ressources), mais ce vote reste indicatif. Montants et conditions peuvent donc encore évoluer.
Notre conseil : préparez votre dossier dès maintenant
Vous comptez sur une donation ? Organisez-la avec vos proches pour pouvoir la réaliser au premier semestre 2027 si la mesure passe. Vous attendez un enfant et voulez acheter plus grand ? Faites estimer votre capacité d’emprunt avec et sans PTZ.
Votre courtier en crédit immobilier à Tours suit le texte au fil des débats : contactez Actenmain au 02 47 48 20 26 pour une simulation gratuite et sans engagement.
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